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L’allocation de capital est un sujet aussi crucial que mal maîtrisé par la majorité des investisseurs. Le postulat de base est clair : il y a autant de stratégies d’investissement qu’il y a d’investisseurs.
Cette réflexion part d’un cas concret au sein de mon programme Fast-Track Investor. Un membre a demandé à Gemini, l’intelligence artificielle de Google, quel montant maximal il devait allouer par ligne d’investissement en Private Equity, plus spécifiquement en Venture Capital.
Sa réponse : 1,5 à 2 % maximum de son patrimoine net.
La bonne réponse non conventionnelle : ça dépend.
L’erreur classique : chercher un chiffre magique
Chercher un chiffre magique ou une allocation parfaite est une erreur classique de débutant.
Si de grands principes généraux peuvent donner un cadre à la masse, ils ne doivent pas être appliqués aveuglément à l’échelle individuelle.
La vraie allocation dépend de multiples facteurs personnels : ton âge, ton patrimoine net, tes revenus, tes compétences, ton lieu de vie, ta fiscalité, tes objectifs, ta situation familiale, etc… Il n’y a pas de recette unique.
Je le re-dis : il y a autant de stratégies d’investissement qu’il y a d’investisseurs.
La seule qui soit bonne c’est celle qui te convient à toi.
Exemples concrets dans mon entourage
Un investisseur au patrimoine net à plus de 8 chiffres qui se diversifie exclusivement via la bourse pour rester 100 % liquide, refusant toute illiquidité en dehors de sa résidence principale et secondaire.
Un partenaire, investisseur depuis plus de 30 ans, qui, par passion et forte compétence, se concentre presque uniquement sur le Private Equity, une stratégie qui s’avère très payante pour lui.
Et pour arriver à trouver sa stratégie, il faut monter en compétences, expérimenter, adapter…
L’hygiène financière : une nécessité
C’est ce que j’appelle faire preuve d’un minimum d’hygiène financière. C’est indispensable, particulièrement en France où l’incompétence sur ces sujets est fréquente.
La société éduque à faire confiance à l’État, mais ce dernier prélève énormément d’argent pour le dépenser n’importe comment. Le système de retraite actuel se dirige vers une impasse mathématique évidente.
Il faut donc prendre ses responsabilités financières de la même manière que l’on prend soin de sa santé, de son alimentation ou du choix de ses vacances.
Consacrer du temps et de l’énergie à l’attribution de son patrimoine n’est pas une option, c’est un strict minimum.
Choisir ses actifs en fonction de sa capacité de suivi
Prenons l’exemple d’une membre de ma communauté privée UMento qui avait investi dans une startup en 2021, obtenant des parts et des tokens. Faute de suivi actif, elle a raté de gros profits sur le token avant que le marché ne se retourne.
La leçon est fondamentale : il faut choisir des classes d’actifs pour lesquelles tu as l’appétence, le temps et la discipline nécessaires pour en faire le suivi, ou choisir des classes d’actifs où le suivi n’est pas nécessaire.
L’effet Dunning-Kruger en investissement
À tes débuts, en phase exploratoire, l’erreur est de miser des tickets trop importants. Il faut savoir se contenter du ticket minimum au départ, car tu seras en plein dans l’effet Dunning-Kruger : la fameuse montagne de la stupidité, où l’on surestime ses compétences initiales. Tout investisseur y passe.
Il n’y a qu’avec de l’expérience et une montée en compétence que tu pourras découvrir l’allocation et les classes d’actifs qui te correspondent.
Je sais ce n’est pas ce que tu veux entendre, mais c’est ce que tu dois entendre.
Je te souhaite de magnifiques plus-values !


